Une nouvelle entrée dans Microsoft 365 Copilot ne prouve ni qu’une fonction est activée, ni que son utilisation est autorisée. Pour préparer le support et les administrateurs, un tenant de test doit séparer trois observations : ce qui apparaît dans la navigation, ce qui figure dans les demandes de licences et ce qu’un utilisateur peut réellement ouvrir.
Définir trois résultats d’audit distincts
Le changement de navigation annoncé pour octobre 2026 concerne d’abord les utilisateurs inscrits à Frontier : Home réunit l’entrée vers Chat et Cowork, tandis que Plugins remplace l’entrée Agents dans la navigation concernée. Copilot Cowork est, lui, en disponibilité générale mondiale depuis le 16 juin 2026, selon l’annonce de Microsoft sur Cowork. Il ne faut pas confondre le statut du service et celui de sa nouvelle interface Home.
La page License requests du centre d’administration Microsoft 365 répond à une autre question : quelles demandes de licences attendent un traitement ? Les notes de publication Microsoft Learn mentionnent le tri, le filtrage et les actions groupées pour cette page, associée à la roadmap 561206. Elle ne démontre pas, à elle seule, que Cowork est activé ou qu’une politique de dépense existe.
| Contrôle | Ce qu’il établit | Ce qu’il ne prouve pas |
|---|---|---|
| Home et Plugins | Navigation affichée au compte testé | Droit d’utiliser chaque fonction visible |
| Billing > License requests | Demandes de licences visibles et traitables | Activation de Cowork ou budget de crédits |
| Ouverture de Cowork | Comportement réel pour le compte testé | Disponibilité identique pour tout le tenant |
Préparer des comptes de test et un état de référence
Constituez un petit jeu de comptes : un utilisateur inscrit à Frontier, un utilisateur qui ne l’est pas, puis un compte disposant d’une licence Microsoft 365 Copilot mais sans accès prévu aux fonctions facturées à l’usage. Consignez pour chacun la préférence de publication, la licence, les autorisations de dépense et la date du test. Comparez des comptes, pas seulement deux captures prises à des moments différents.
Microsoft Learn précise qu’une licence Copilot n’est plus exigée pour inscrire un utilisateur à Frontier. L’administration de cette inscription requiert l’un des rôles AI Administrator, Security Administrator ou Office Apps Administrator. L’inscription à Frontier ne confère toutefois pas automatiquement une licence ou l’accès aux fonctions facturées.
Préparer la campagne de vérification
- Identifier les comptes, leur inscription Frontier et leur licence Microsoft 365 Copilot.
- Relever les politiques de dépense applicables avant de lancer une tâche facturée.
- Prévoir une demande de licence de test pouvant être identifiée sans la confondre avec une demande réelle.
- Noter l’heure, le compte, l’environnement et le résultat attendu pour chaque essai.
Un second calendrier influe sur la composition du groupe pilote. Microsoft Learn indique qu’à partir de novembre 2026, les administrateurs ne pourront plus modifier les inscriptions à Targeted release, qui sera retiré en janvier 2027. Examinez les préférences Standard ou Deferred des personnes concernées : faute de préférence configurée, Standard s’appliquera au retrait. Microsoft ne modifiera pas ces réglages à votre place.
Vérifier Home et Plugins avec un utilisateur Frontier
Ouvrez l’application Microsoft 365 Copilot avec le compte Frontier et relevez la navigation réellement affichée. Sur Home, cherchez le choix Chat ou Cowork dans la zone de saisie : ce sélecteur est un choix explicite, pas la preuve d’un basculement automatique selon la requête. Vérifiez ensuite Plugins, ses vues éventuelles Chat et Cowork, ainsi que la place d’Automations pour un utilisateur ayant accès à Cowork.
Capturer Home et le sélecteur
Notez si Home apparaît et si Chat et Cowork sont proposés dans la zone de saisie. Refaites l’observation avec le compte non inscrit à Frontier, sans interpréter une différence comme une panne.
Retrouver les entrées déplacées
Cherchez Plugins à la place de l’ancienne entrée Agents. Recherchez Researcher et Analyst dans Plugins avant de conclure qu’ils ont disparu : selon le message MC1479277, ils ne sont plus épinglés par défaut, mais restent accessibles et peuvent être réépinglés.
Tester le comportement, pas seulement l’icône
Ouvrez l’entrée avec le compte autorisé et consignez ce qui s’affiche. Si une page propose Request access plutôt qu’une tâche utilisable, classez le résultat comme une demande d’accès, non comme une activation réussie.
Les captures suivantes documentent des repères visuels. Elles ne remplacent pas une capture datée de votre tenant ; certaines montrent une interface annoncée ou une autre fonction de l’application.

Une proposition de transfert de Chat vers Cowork n’équivaut pas à une tâche Cowork lancée.

La page Plugins est un repère plus fiable que le seul intitulé de l’ancien raccourci Agents.

Le partage d’une compétence relève d’un contrôle distinct de la navigation générale.

De même, la présence d’onglets Code ou Autopilot ne vaut pas autorisation d’utilisation.

Autopilot, auparavant Scout, possède ses propres conditions d’accès ; son onglet ne fait pas partie du test de disponibilité de Home.

Une illustration d’architecture n’atteste pas que ses contrôles sont visibles dans l’environnement testé.

Pour Plugins, distinguez aussi l’entrée utilisateur des contrôles d’administration du registre.

Les écrans de politique et de consommation appartiennent au volet financier de l’audit.

Une valeur exprimée en crédits n’est pas un montant facturé en monnaie.

Les sélecteurs de données et réglages annexes ne doivent pas être pris pour une preuve d’accès à Cowork.

L’accès aux données métier réclame ses propres vérifications d’environnement.

Un panneau d’intégration Frontier optionnel ne confirme pas le déploiement de Home.

Contrôler la page License requests sans approuver par erreur
Dans le centre d’administration Microsoft 365, ouvrez Billing > License requests. Vérifiez la présence de la demande de test, la possibilité de la retrouver par tri ou filtre et les actions disponibles. Ne déclenchez ni achat ni attribution simplement pour valider l’existence du bouton Buy and assign licenses : l’audit peut s’arrêter à l’observation.
La capture liée au message MC1296475 situe la page sous Billing. La documentation des notes de publication décrit également les actions groupées. Si la demande attendue n’apparaît pas, consignez le compte demandeur, la page consultée et les filtres actifs avant de diagnostiquer un défaut de remontée.

Une demande de licence relève du cycle d’attribution ; le lien de politique affiché à un utilisateur bloqué relève, lui, de la communication d’accès.

Scénario d’illustration : une équipe pilote remonte une demande de licence Copilot pendant qu’un autre utilisateur voit Cowork avec le bouton Request access. Le premier cas se vérifie dans License requests ; le second exige de contrôler l’accès à une expérience facturée et sa politique de dépense. Fusionner ces deux tickets ferait croire, à tort, qu’attribuer une licence suffit à autoriser Cowork.
Séparer licence Copilot, crédits et demande d’accès
Microsoft précise dans ses indications de licence que Cowork requiert une licence Microsoft 365 Copilot, son activation dans l’environnement, une facturation à l’usage configurée et Anthropic activé dans le tenant. Le service est désactivé par défaut. Les crédits sont mutualisés au niveau du tenant ; ils peuvent relever du paiement à l’usage ou d’un plan de prépaiement P3.
Un onglet visible ne donne pas le droit de dépenser
Pour le compte autorisé, effectuez seulement une tâche de test dont le résultat et le coût sont acceptables pour votre organisation. Microsoft annonce des limites de dépense aux niveaux du tenant, du groupe et de l’utilisateur et un tarif de 0,01 $ par crédit en paiement à l’usage. Faites valider le périmètre et le plafond avant toute exécution, plutôt que de découvrir la facturation pendant le test.
La commande /cost sert à consulter une estimation des crédits consommés par la tâche en cours et le solde mensuel, sans consommer elle-même de crédits. Microsoft Learn avertit qu’il ne s’agit ni d’un relevé de facturation ni d’une estimation préalable à l’exécution. Les crédits non utilisés ne sont pas reportés au mois suivant.

Cette image illustre la distinction à inscrire dans le procès-verbal : entrée visible, mais tâche non utilisable pour le compte observé. Pour élargir le pilote, voir aussi notre analyse de Home et des contrôles FinOps.
Écarter les changements voisins du verdict d’audit
Le tenant peut présenter simultanément des évolutions d’Office, de SharePoint, de Microsoft Copilot Studio ou des rapports. Elles méritent leurs propres vérifications, mais ne doivent pas transformer un audit de navigation en inventaire indifférencié. Les repères visuels ci-dessous servent à reconnaître ces autres surfaces, pas à confirmer Home ni License requests.
Les choix de modèles, la disponibilité de SharePoint et les résultats de recherche relèvent d’autres plans de test.






Les espaces Notebooks et Pages possèdent également des règles de déploiement et de stockage distinctes.






Les modifications d’Excel, d’Outlook, de Planner et des connecteurs ne valident pas une demande de licence Copilot.








Pour le volet gouvernance, ne confondez pas non plus rapports SharePoint, suppression People Skills, analyses de consommation et préférences de publication.







La frise des audiences rappelle seulement les règles de publication ; elle ne démontre pas l’inscription du compte testé.

Les autres interfaces clientes peuvent conserver un intitulé Agents ou présenter une navigation différente. Testez donc l’application et le compte inscrits dans le périmètre, et non une image provenant d’une autre surface. Notre suivi de la feuille de route de septembre 2026 aide à séparer les changements annoncés des contrôles à réaliser dans le tenant.




Les réponses sur des fichiers et les fonctionnalités mobiles ne constituent pas un test de la page Billing.




Les compétences et les cartes d’agent se testent auprès de leur audience propre.




Les écrans SharePoint, OneDrive et tableaux de bord doivent être étiquetés comme preuves d’autres parcours.





Les éditions intégrées et l’outillage SharePoint possèdent, eux aussi, des conditions de disponibilité et de facturation à documenter séparément.




Même logique pour les usages juridiques : les exemples ne remplacent ni autorisation ni revue des résultats.



Les panneaux de personnalisation et les parcours de migration sont d’autres objets d’audit.




Une action proposée, une réponse affirmant qu’un fichier a changé et une vérification indépendante du fichier sont trois niveaux de preuve différents.




Les schémas de sécurité et les fonctions de réunion ne permettent pas davantage de conclure sur les droits du compte pilote.


Enfin, Microsoft Copilot Studio et Microsoft Foundry, auparavant Azure AI Foundry, nécessitent des essais dédiés : voir une option de création ou de modèle ne valide aucun des trois contrôles centraux de ce guide.



Les écrans d’évaluation montrent des préparations ou des exemples de résultat, non un test de votre tenant.




Un contrôle de publication et des options de workflow doivent rester hors de la conclusion sur License requests.




Un modèle sélectionnable et un document joint démontrent seulement les possibilités de la surface où ils apparaissent.




Pour suivre les autres évolutions sans les attribuer à cet audit, consultez notre sélection de nouveautés Copilot à tester.
Questions fréquentes
Faut-il une licence Copilot pour inscrire quelqu’un à Frontier ?
Non. Selon Microsoft Learn, l’inscription à Frontier ne requiert plus de licence Copilot. L’usage de Cowork exige en revanche une licence Microsoft 365 Copilot et ses autres prérequis d’activation et de facturation.
Voir Cowork signifie-t-il que l’utilisateur peut dépenser des crédits ?
Non. Une entrée peut être visible alors que l’ouverture propose Request access ou Learn more. Vérifiez séparément la licence, l’activation de Cowork et la politique de dépense du compte.
La page License requests permet-elle de traiter Request access pour Cowork ?
Ne présumez pas que ces deux parcours aboutissent à la même file. License requests concerne les demandes de licences Copilot ; Request access peut signaler l’absence de politique de dépense pour une fonction facturée. Consignez le message exact et contrôlez le paramétrage correspondant.
Que deviennent les utilisateurs de Targeted release ?
Microsoft indique que Targeted release sera retiré en janvier 2027 après le gel des modifications d’inscription en novembre 2026. Les utilisateurs reviennent à leur préférence Standard ou Deferred ; sans préférence configurée, Standard s’applique. Cette évolution ne change pas les canaux de mise à jour de Microsoft 365 Apps.
Décider si le pilote peut être élargi
Validez séparément la navigation Frontier, le traitement des demandes de licences et l’accès facturé. Si un utilisateur voit Cowork mais reçoit Request access, ne corrigez pas le problème en attribuant automatiquement une nouvelle licence : examinez d’abord sa licence existante, l’activation du service et la politique de dépense. Conservez pour chaque constat une capture issue du tenant de test et le compte qui l’a produite.
Clore l’audit avant d’informer les utilisateurs
- Consigner Home, Plugins et les raccourcis retrouvés pour les comptes Frontier et hors Frontier.
- Vérifier la demande de test dans Billing > License requests sans lancer d’achat non prévu.
- Distinguer une demande de licence d’une demande d’accès à une fonction facturée.
- Faire approuver les limites de crédits avant tout essai Cowork avec consommation.
- Mettre à jour les consignes du support et les préférences des utilisateurs encore inscrits à Targeted release.
Pour aller plus loin
- Planifier le retrait de Targeted release — correspondance des préférences et échéances.
- Démarrer avec le programme Frontier — rôles et conditions d’inscription.
- Guide de licence des Copilot Credits — prérequis et options de facturation de Cowork.
- Annonce de la disponibilité générale de Cowork — contrôles de coûts annoncés par Microsoft.
- Suivre une tâche Cowork avec /cost — utilité et limites de l’estimation.



